L'impact de la violence conjugale sur la relation parent/enfant

Mis à jour : avr. 3

La coparentalité dans un contexte de violence conjugale est très difficile à vivre pour l'enfant, surtout s'il est en bas âge car il n'a pas la maturité psychique pour comprendre ce qu'il se passe. Il encaisse. Cela crée chez lui du stress, des angoisses. Le fait d'assister à une scène de violence entre ses parents génère panique et pleurs. L'enfant n'a pas les moyens de défendre l'un ou de faire cesser ces actes. il doit souvent faire face à un chantage affectif et ne peut véritablement choisir son camp.

Il intègre des images, des cris, très anxiogènes.


Or, l'enfant a besoin d'être protégé, sécurisé.

C'est une question de survie, quand il arrive au monde.

Dans un contexte de violence conjugale, les rôles s'inversent : l'enfant peut être pris dans un conflit vis à vis du parent victime qu'il va vouloir protéger ou du parent agresseur auquel il s'identifie. Et personne pour répondre à ses besoins de façon adaptée.


Le parent victime est affaibli, peu disponible. Le parent agresseur inspire de la peur à l'enfant, qui aura tendance à le fuir et sera pris dans un conflit de loyauté.



L'enfant ne se sentant pas sécurisé, va avoir du mal à s'autonomiser. La séparation sera synonyme d'angoisse. La violence conjugale qui implique prise de pouvoir (un agresseur/une victime ; l'un dominant, l'autre soumis), signifie pour l'enfant qu'il est dangereux de se différencier, puisqu'il voit son parent victime s'exposer à des sanctions du parent agresseur quand il essaie d'affirmer sa différence.


Son psychisme va en être affecté : difficultés de sommeil, repli, difficulté à créer des liens avec les autres, anxiété, agressivité, troubles alimentaires.



Pour sortir de cette spirale ; il va falloir parler de cette violence, pouvoir la reonnaître (l'agresseur minimise les faits en général) et que l'enfant puisse mettre des mots sur les émotions qu'elle fait naitre (peur, tristesse, colère...). Les parents en tant que couple conjugal doivent bien mesurer les conséquences sur leur(s) enfant(s) de leur mésentente et pouvoir en parler à un tiers pour trouver des solutions.


En effet le seul moyen d'apaiser un enfant qui assiste à des scènes de violence, c'est de l'épargner de nouvelles scènes : donc prendre des mesures pour sortir de la violence et en premier lieu pouvoir en parler.

















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